Le chauffage vient de repartir et le radiateur du salon reste froid dans sa partie haute, alors que le bas chauffe normalement. Parfois, des glouglous se font entendre dans les tuyaux. Ces deux signes trahissent en général de l’air prisonnier dans le circuit, et le remède tient en un geste : purger un radiateur, c’est-à-dire laisser sortir cet air par le purgeur, une petite vanne placée en haut de l’appareil.
Le geste concerne le chauffage central à eau, où une chaudière ou une pompe à chaleur chauffe l’eau qui circule dans les radiateurs. Les radiateurs électriques n’en ont pas besoin : aucun circuit d’eau ne les alimente. En chauffage collectif, la purge ne vous revient pas : le circuit est commun à l’immeuble, il ne s’arrête pas pour un seul logement et sa pression se règle en chaufferie. Un radiateur qui garde de l’air se signale alors au gestionnaire de l’immeuble.
Les signes d’air dans un radiateur
L’air, plus léger que l’eau, monte dans la partie haute du radiateur et y forme une poche que l’eau chaude ne remplit plus.
- Une bande froide en haut du radiateur, sur toute sa largeur.
- Des glouglous ou un bruit d’écoulement, surtout à la remise en route.
- Un radiateur plus lent que les autres à monter en température, ou qui ne chauffe qu’à moitié.
Le moment naturel pour vérifier est la remise en route, au début de la saison de chauffe : pendant l’arrêt, l’air dégagé de l’eau s’est regroupé dans les radiateurs. Une purge s’impose aussi après une intervention qui a vidé le circuit en partie.
Pourquoi de l’air entre dans un circuit fermé
Un circuit de chauffage central est fermé : la même eau y tourne d’une saison à l’autre. L’air y arrive pourtant. L’eau contient des gaz dissous qui s’en échappent quand elle chauffe, chaque remplissage apporte de l’eau neuve et l’air qu’elle transporte, et la corrosion à l’intérieur des radiateurs en acier peut elle-même produire des gaz. Un peu d’air à la reprise du chauffage n’a donc rien d’anormal.
Les prestations de chauffage et d’énergie de Lamti Plomberie & Énergie portent sur les radiateurs et sèche-serviettes, les chaudières gaz et à condensation et les pompes à chaleur, ainsi que sur leur mise en service et leur entretien.
Le matériel à réunir
À prévoir avant de commencer :
- Une clé de purge, petite clé à embout carré. Selon les modèles, un tournevis plat ou les doigts suffisent.
- Un petit récipient à tenir sous le purgeur.
- Un chiffon, pour protéger le sol.
- Avec une chaudière individuelle, sa notice, qui situe le robinet de remplissage et la plage de pression à respecter.
Le purgeur se trouve en haut du radiateur, le plus souvent à l’extrémité opposée à l’arrivée d’eau, parfois sous un capuchon. Certains radiateurs portent un purgeur automatique, un petit cylindre qui laisse sortir l’air de lui-même : il ne demande aucune manœuvre, sauf s’il se met à goutter.
Purger un radiateur, étape par étape
On purge chauffage arrêté, radiateurs refroidis. L’eau du circuit peut être brûlante, et le circulateur, la pompe qui fait tourner l’eau, brasse l’air tant qu’il fonctionne au lieu de le laisser remonter en haut des radiateurs.
- Arrêtez le chauffage depuis la chaudière ou le thermostat d’ambiance, puis attendez que les radiateurs soient froids au toucher.
- Ouvrez en grand le robinet du radiateur, ou tournez sa tête thermostatique au maximum, pour que le radiateur communique librement avec le circuit.
- Chiffon au sol, tenez le récipient sous le purgeur.
- Engagez la clé et tournez doucement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sans chercher à dévisser la pièce. Un sifflement indique que l’air s’échappe.
- Laissez l’air sortir, jusqu’aux crachotements d’air et d’eau.
- Refermez dès que l’eau coule en filet continu, sans bulles. Serrez à la main, sans forcer : un purgeur trop serré abîme son siège et finit par fuir.
- Essuyez, puis passez à l’appareil suivant.
Si rien ne sort à l’ouverture, ni air ni eau, refermez le purgeur. Soit le radiateur est isolé du circuit par un robinet fermé, soit la pression de l’installation est déjà trop faible pour pousser l’eau jusqu’en haut. Le manomètre de l’installation permet de trancher.
Dans quel ordre traiter les radiateurs
L’ordre dépend de l’installation, et aucune règle ne vaut partout. Une pratique courante consiste à commencer par les radiateurs du niveau le plus bas, proches de la chaudière, puis à s’en éloigner pour finir par ceux du dernier étage, là où l’air a tendance à remonter.
De plain-pied, l’ordre compte moins : suivre le trajet des tuyaux, du plus proche au plus éloigné, suffit. En cas de doute, la notice de la chaudière ou l’installateur indiquent la marche à suivre pour votre logement.
Remettre le circuit en pression
Chaque purge retire un peu d’eau du circuit, et avec elle un peu de pression. Une fois les radiateurs traités, lisez donc le manomètre, le cadran ou l’affichage qui indique la pression de l’installation, sur la chaudière ou sur le module intérieur d’une pompe à chaleur.
La bonne plage dépend de l’appareil et de la hauteur de l’installation. La notice l’indique, et beaucoup de cadrans la matérialisent par une zone colorée. L’aiguille monte un peu quand l’eau chauffe, c’est pourquoi la lecture se fait installation froide. Si l’aiguille reste sous la plage, le circuit se complète par le robinet de remplissage, installé sous la chaudière ou à proximité :
- Chauffage toujours arrêté, ouvrez lentement le robinet de remplissage. Selon les modèles, un second robinet est à ouvrir avec lui.
- Refermez dès que l’aiguille revient dans la plage indiquée, et vérifiez que le robinet est bien clos.
- Relancez le chauffage et contrôlez, installation chaude, que chaque radiateur chauffe sur toute sa hauteur.
Mieux vaut ne pas dépasser la plage. Une pression trop haute sollicite la soupape de sécurité, un organe qui relâche de l’eau pour protéger l’installation, et une soupape qui a beaucoup servi peut ensuite goutter. Si l’aiguille est montée trop haut, une nouvelle purge, chauffage arrêté, la fait redescendre.
Si vous ne trouvez pas le robinet de remplissage, ou si le remplissage passe par une clé amovible que vous n’avez pas, n’improvisez pas : la manœuvre revient alors à un professionnel.
Ce que la purge ne règle pas
Plusieurs symptômes ressemblent à de l’air dans un radiateur et n’en sont pas.
Froid en bas, chaud en haut. C’est le symptôme inverse de l’air, et il a une autre cause. Des boues, dépôts d’oxydes et de particules que l’eau du circuit charrie au fil du temps, se sont accumulées au fond du radiateur et y freinent la circulation. Le remède est un désembouage, un nettoyage du circuit, parfois radiateur par radiateur, qui relève d’un professionnel.
Froid partout. Quand un radiateur ne chauffe nulle part, l’air est rarement seul en cause. Le robinet thermostatique peut être bloqué : sa tête appuie sur une petite tige, le pointeau, qui se grippe parfois après une période sans servir. Un radiateur éloigné de la chaudière qui reste tiède peut aussi révéler un circuit mal équilibré, où l’eau chaude file vers les appareils les plus proches.
Un purgeur qui goutte. S’il fuit encore une fois refermé à la main, son siège ou son joint est usé. Serrer davantage aggrave le problème. La pièce se remplace, ce qui demande d’isoler le radiateur et de le vider en partie : c’est un travail de professionnel.
Une pression qui retombe sans cesse. Si l’aiguille redescend après chaque remplissage, sans nouvelle purge entre-temps, le circuit perd de l’eau quelque part. Ce peut être un raccord qui suinte sous un radiateur, une soupape de sécurité qui goutte, un vase d’expansion qui ne joue plus son rôle (le réservoir qui absorbe la dilatation de l’eau quand elle chauffe), ou une fuite sur une canalisation encastrée. Remettre de l’eau à chaque fois masque le symptôme : l’eau neuve apporte de l’oxygène et du calcaire, qui entretiennent corrosion et dépôts.
De l’air qui revient sans cesse. Un radiateur qu’il faut purger à répétition trahit une entrée d’air ou une corrosion active dans le circuit, que la purge ne traite pas.
Dans tous ces cas, la réparation commence par la recherche de l’origine. C’est ainsi que procède Lamti Plomberie & Énergie, entreprise familiale installée à Irigny : trouver la pièce en cause, puis la réparer ou la remplacer, en vous disant sur place ce qui se répare, ce qui mérite d’être changé, et pour quelle raison.
Questions fréquentes
Quand faut-il purger ses radiateurs ?
À la remise en route du chauffage, puis chaque fois qu’un signe d’air réapparaît. Purger par précaution ne sert à rien, puisque chaque ouverture du purgeur fait baisser la pression.
Que faire si une eau noire sort du purgeur ?
Refermer dès que l’air est sorti, sans laisser couler. Une eau sombre ou couleur de rouille signale des boues et des oxydes dans le circuit, et ce n’est pas par le purgeur qu’ils s’évacuent. Le signe mérite d’être mentionné au professionnel qui entretient l’installation.
Le purgeur refuse de tourner, faut-il forcer ?
Non. Un purgeur grippé ou une tête abîmée cèdent vite sous une clé mal adaptée, et un purgeur cassé laisse fuir l’eau du circuit sans pouvoir être refermé. Vérifiez que la clé correspond à l’embout ; si la pièce résiste malgré tout, l’intervention revient à un professionnel.
Pression qui ne tient pas, radiateur qui reste froid après la purge, purgeur qui fuit : appelez le 07 81 03 96 36, ou envoyez sur WhatsApp au même numéro une photo du manomètre ou du radiateur en cause. La demande peut aussi passer par la page de contact et de devis.